Leçon 157 : Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.

(2025) 157

Dernier rapport du Jury :

(2023 : 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.) Le théorème spectral est indispensable dans cette leçon. Une place importante mérite d'être faite au cas particulier des matrices symétriques positives et dénies positives ; les candidates et candidats doivent connaître leurs propriétés fondamentales, leur rôle, et la structure de leur ensemble. La notion de signature pourra être présentée en montrant comment elle détermine la classe de congruence d'une matrice symétrique réelle. L'action du groupe linéaire et du groupe orthogonal sur l'espace des matrices symétriques peut donner un cadre naturel à cette leçon. Le lien avec les formes quadratiques et les formes hermitiennes est incontournable. L'orthogonalisation simultanée est un résultat important de cette leçon. Il faut en connaître les applications géométriques aux quadriques. Les candidates et candidats maîtrisant ces notions pourront illustrer la leçon en évoquant le cas des matrices de covariance de vecteurs aléatoires et discuter les conditions en assurant le caractère inversible, la décomposition de Cholesky, qui a de nombreuses applications pour le calcul scientifique (en lien avec la résolution de systèmes linéaires ou de problèmes de moindres carrés) ou en probabilités (construction d'un vecteur gaussien de matrice de covariance donnée à partir d'un vecteur gaussien de matrice de covariance identité), ou la décomposition en valeurs singulières d'une matrice (particulièrement importante pour le traitement massif de données).

(2022 : 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.) Le théorème spectral est indispensable dans cette leçon. Une place importante mérite d'être faite au cas particulier des matrices symétriques positives et dénies positives ; les candidats doivent connaître leurs propriétés fondamentales, leur rôle, et la structure de leur ensemble. La notion de signature pourra être présentée en montrant comment elle détermine la classe de congruence d'une matrice symétrique réelle. L'action du groupe linéaire et du groupe orthogonal sur l'espace des matrices symétriques peut donner un cadre naturel à cette leçon. Le lien avec les formes quadratiques et les formes hermitiennes est incontournable. L'orthogonalisation simultanée est un résultat important de cette leçon. Il faut en connaître les applications géométriques aux quadriques. Les candidats familiers avec ces notions pourront illustrer la leçon en évoquant le cas des matrices de covariance de vecteurs aléatoires et discuter les conditions en assurant le caractère inversible. Une discussion de la décomposition de Cholesky, qui a de nombreuses applications pour le calcul scientifique (en lien avec la résolution de systèmes linéaires ou de problèmes de moindres carrés) ou en probabilités (construction d'un vecteur gaussien de matrice de covariance donnée à partir d'un vecteur gaussien de matrice de covariance identité), peut mériter sa place dans cette leçon. On poura également évoquer la décomposition en valeurs singulières d'une matrice (particulièrement importante pour le traitement massif de données).
(2019 : 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.) Le théorème spectral est indispensable dans cette leçon sans toutefois constituer un développement consistant. Une place importante mérite d’être faite au cas particulier des matrices symétriques positives et définies positives ; les candidats doivent connaître leurs propriétés fondamentales, leur rôle, et la structure de leur ensemble. La notion de signature pourra être présentée en montrant comment elle détermine la classe de congruence d’une matrice symétrique réelle. L’action du groupe linéaire et du groupe orthogonal sur l’espace des matrices symétriques peut donner un cadre naturel à cette leçon. Le lien avec les formes quadratiques et les formes hermitiennes est incontournable. L’orthogonalisation simultanée est un résultat important de cette leçon. Il faut en connaître les applications géométriques aux quadriques. $\\$ Les candidats familiers avec ces notions pourront illustrer la leçon en évoquant le cas des matrices de covariance de vecteurs aléatoires et discuter les conditions en assurant le caractère inversible. $\\$ Une discussion de la décomposition de Cholesky, qui a de nombreuses applications pour le calcul scientifique (en lien avec la résolution de systèmes linéaires ou de problèmes de moindres carrés) ou en probabilités (construction d’un vecteur gaussien de matrice de covariance donnée à partir d’un vecteur gaussien de matrice de covariance identité), peut mériter sa place dans cette leçon. On pourra également évoquer la décomposition en valeurs singulières d’une matrice (particulièrement importante pour le traitement massif de données).
(2017 : 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.) Le théorème spectral est indispensable dans cette leçon sans toutefois constituer un développement consistant. La notion de signature doit être présentée ainsi que son unicité dans la classe de congruence d’une matrice symétrique réelle. L’action du groupe linéaire et du groupe orthogonal sur l’espace des matrices symétriques peut donner un cadre naturel à cette leçon. Le lien avec les formes quadratiques et les formes hermitiennes est incontournable. La partie réelle et la partie imaginaire d’un produit hermitien définissent des structures sur l’espace vectoriel réel sous-jacent. L’orthogonalisation simultanée est un résultat important de cette leçon. Il faut en connaître les applications géométriques aux quadriques. Les candidats familiers avec ces notions pourront illustrer la leçon en évoquant le cas des matrices de covariance de vecteurs aléatoires et discuter les conditions en assurant le caractère inversible. Une discussion de la décomposition de Cholesky, qui a de nombreuses applications pour le calcul scientifique (en lien avec la résolution de systèmes linéaires ou de problèmes de moindres carrés) ou en probabilités (construction d’un vecteur gaussien de matrice de covariance donnée à partir d’un vecteur gaussien de matrice de covariance identité), peut mériter sa place dans cette leçon.
(2016 : 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.) Le théorème spectral est indispensable dans cette leçon sans toutefois être un développement consistant. La notion de signature doit être présentée ainsi que son unicité dans la classe de congruence d’une matrice symétrique réelle. L’action du groupe linéaire et du groupe orthogonal sur l’espace des matrices symétriques peut donner un cadre naturel à cette leçon. Le lien avec les formes quadratiques et les formes hermitiennes est incontournable. La partie réelle et la partie imaginaire d’un produit hermitien définissent des structures sur l’espace vectoriel réel sous-jacent. L’orthogonalisation simultanée est un résultat important de cette leçon. Il faut en connaître les applications géométriques aux quadriques.
(2015 : 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.) C'est une leçon transversale. La notion de signature doit bien sûr figurer dans la leçon et on ne doit surtout pas se cantonner au cas des matrices définies positives. L'action du groupe linéaire sur l'espace des matrices symétriques peut donner un cadre naturel à cette leçon. Curieusement, il est fréquent que le candidat énonce l'existence de la signature d'une matrice symétrique réelle sans en énoncer l'unicité dans sa classe de congruence. L'orthogonalisation simultanée est un résultat important de cette leçon. Il faut en connaître les applications géométriques aux quadriques. On doit faire le lien avec les formes quadratiques et les formes hermitiennes. La partie réelle et la partie imaginaire d'un produit hermitien définissent des structures sur l'espace vectoriel réel sous-jacent.
(2014 : 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.) C'est une leçon transversale. La notion de signature doit figurer dans la leçon et on ne doit surtout pas se cantonner au cas des matrices définies positives. Curieusement, il est fréquent que le candidat énonce l'existence de la signature d'une matrice symétrique réelle sans en énoncer l'unicité dans sa classe de congruence. On doit faire le lien avec les formes quadratiques et les formes hermitiennes. La partie réelle et la partie imaginaire d'un produit hermitien définissent des structures sur l'espace vectoriel réel sous-jacent.
(2013 : 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.) C'est une leçon transversale. La notion de signature doit figurer dans la leçon et on ne doit surtout pas se cantonner au cas des matrices définies positives. Curieusement, il est fréquent que le candidat énonce l'existence de la signature d'une matrice symétrique réelle sans en énoncer l'unicité dans sa classe de congruence. On doit faire le lien avec les formes quadratiques et les formes hermitiennes. La partie réelle et la partie imaginaire d'un produit hermitien définissent des structures sur l'espace vectoriel réel sous-jacent.
(2012 : 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.) C’est une leçon transversale. La notion de signature doit figurer dans la leçon et on ne doit surtout pas se cantonner au cas des matrices définies positives. Curieusement, il est fréquent que le candidat énonce l’existence de la signature d’une matrice symétrique réelle sans en énoncer l’unicité dans sa classe de congruence. On doit faire le lien avec les formes quadratiques et les formes hermitiennes. La partie réelle et la partie imaginaire d’un produit hermitien définissent des structures sur l’espace vectoriel réel sous-jacent.
(2010 : 130 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.) C’est une leçon transversale. La notion de signature doit figurer dans la leçon. On doit faire le lien avec les formes quadratiques et les formes hermitiennes. La partie réelle et la partie imaginaire d’un produit hermitien définissent des structures sur l’espace vectoriel réel sous-jacent.

Développements :

Plans/remarques :

2026 : Leçon 157 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.


2025 : Leçon 157 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.

  • Auteur :
  • Remarque :
    Plan réalisé pendant l'année 2023-2024. Je suis passée dessus en oral blanc et j'ai eu de bons retours sur ce plan me semble-t-il.

    Mon conseil : prenez ce qui vous semble pertinent et surtout faites simple. Pas besoin de faire compliqué pour avoir l'agreg.

    Méta-plan appris pour le jour J. Fait en juin 2024 et non validé par une personne compétente.

    I. Généralités
    1) Définitions
    2) Lien avec les formes bilinéaires symétriques
    II. Orthogonalité et réduction
    1) Réduction de Gauss et loi de Sylvester (DVT : Sylvester)
    2) Théorème spectral et applications (DVT: Décomposition polaire, DVT : réduction endo normaux)
    III. Applications
    1) Calcul différentiel
    2) Résolution de systèmes linéaires (DVT : Méthodes itératives, DVT : gradient à pas optimal pour les systèmes linéaires)


  • Fichier :
  • Auteur :
  • Remarque :
    Plans faits pendant l'année à 3. Pas toujours vérifiés ni forcément aboutis. N'étaient pas faits pour être partagés donc il y a des commentaires/remarques personnelles que vous ne comprendrez sûrement pas ! En espérant que le métaplan puisse tout de même aider !
  • Fichier :

2024 : Leçon 157 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.

  • Auteur :
  • Remarque :
    Pas mal de références à maîtriser pour cette leçon. Il faut, à mon avis, éviter au maximum les développements d'analyse (type lemme de Morse) en algèbre.

    Les références sont indiquées à la fin du plan. N'hésitez pas à me contacter pour me signaler toute erreur ou imprécision.
  • Fichier :
  • Auteur :
  • Remarque :
    Retrouvez tous nos plans de leçons ainsi que les fichiers latex associés à nos leçons sur notre site : https://sites.google.com/view/tribalchiefandwiseman/home?authuser=0
    Bonne preparation à vous !
  • Auteur :
  • Remarque :
    La plupart des mes plans sont inspirés de Ewna, Agentb0, Jouaucon, Abarrier et Marvin. Merci à eux. Attention aux coquilles ! Mes plans sont, en général, scannés juste après que j'ai finis de rédiger, bien sur quand je les ai relu j'ai trouvé des erreurs. Les références sont à la fin des plans.

    Il faut faire attention à tout bien faire dans l'ordre pour ne pas s'emmêler les pieds. La démo du théorème spectral peut venir aussi par les formes quadratiques. Je trouve la leçon cool.
  • Fichier :

2023 : Leçon 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.

  • Auteur :
  • Remarque :
    Leçon présentée en binôme pendant l'année. Pour les couplages finaux j'avais remplacé le dvp décomposition polaire par la méthode du gradient. Les références sont à la fin du pdf
  • Fichier :
  • Auteur :
  • Remarque :
    Possibilité d'avoir ma version complète manuscrite en me contactant par mail.
  • Fichier :

2022 : Leçon 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.


2020 : Leçon 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.

  • Auteur :
  • Remarque :
    Toutes les références sont à la fin du plan.

    Mes excuses pour l'écriture, et attention aux coquilles...
  • Fichier :

2019 : Leçon 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.


2018 : Leçon 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.


2017 : Leçon 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.


2016 : Leçon 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.


2015 : Leçon 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.


Retours d'oraux :

2026 : Leçon 157 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.

  • Leçon choisie :

    157 : Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.

  • Autre leçon :

    102 : Groupe des nombres complexes de module 1. Racines de l’unité. Applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    L'exponentielle induit un homéomorphisme entre Sn(R) et Sn(R)++

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Plan :
    I Matrices réelles symétriques, matrices hermitiennes
    1 Définitions
    2 Lien avec les endomorphismes auto-adjoints
    3 Lien avec les formes quadratiques et hermitiennes
    II Réduction
    1 Théorème de réduction de Gauss (DEV1 : Lemme de Morse)
    2 Théorème spectral (DEV2 : exp est un homéo)

    J’ai structuré ma défense en disant qu’il y avait deux points de vue pour les matrices symétriques (ou hermitiennes) : l’un comme matrice d’endomorphismes auto-adjoints dans un espace euclidien (ou hermitien) dans une BON, et l’autre comme matrice d’une forme quadratique (ou hermitienne) dans une base quelconque. Ces deux points de vue nous donne chacun un théorème de réduction différent sur les matrices, et j’illustre chacun d’entre eux par un développement.

    Déroulement du développement : J’ai suivi le Isenmann-Pécatte (pour les notations), et je n’ai pas démontré le fait que la norme triple 2 d’une matrice symétrique réelle était égal à son rayon spectral (c’était dans mon plan, et j’ai écrit l’énoncé complet pendant le développement). 2min avant la fin, un membre du jury me dit qu’il me reste 2min. J’ai fini avec 15 secondes d’avance.

    Questions : Le jury a alterné questions sur le développement, sur le plan, et autres questions tout au long de l’oral. Ils intervenaient chacun leur tour. Il y a eu plusieurs moments de blanc où j’avais l’impression qu’ils ne savaient pas trop quoi me poser comme question.
    Sur le développement :
    Q1) Pourquoi exp(PAP^{-1}) = P exp(A) P^{-1}?
    R1 : On utilise la formule qui définit l'exponentielle et on utilise la continuité (car linéarité) de la multiplication matricielle.
    Q2) Vous utilisez un polynôme interpolateur de Lagrange. Pouvez-vous en donner une expression et donner une condition pour qu’ils soient bien définis ?
    R2 : Il faut savoir que pendant le développement, j’avais bien écrit qu’on utilisait l’injectivité de l’exponentielle réelle pour pouvoir bien définir le polynôme interpolateur de Lagrange qu’on utilise, en disant à l’oral qu’ainsi on n’assignait pas des images différentes à un même antécédent.
    Pour répondre à la question, je dis que si x_1, ..., x_n, y_1, ..., y_n sont réels, on cherche L tel que L(x_i)=y_i. Je donne l’expression de L comme somme de produits, en expliquant bien pourquoi les polynômes élémentaires valent 1 en x_i et 0 sur les autres, et je dis qu’on voit qu’il faut que les x_i soient 2 à 2 distincts.
    Q2.5) Que se passe-t-il donc dans votre développement ?
    R2.5 : Je redonne l’explication : il n’y a pas de problème car si e^{lambda_i} = e^{mu_j}, alors lambda_i=mu_j donc on n’assigne pas des images différentes à L (qui doit vérifier L(e^{lambda_i}) = lambda_i et L(e^{mu_i}) = mu_i) .
    Q2.75) Si K est le corps à deux éléments et que je prends x_1, ..., x_5, peut-on avoir un polynôme interpolateur ?
    R2.75 : non car ils ne peuvent alors pas être 2 à 2 distincts.
    Q3) En général, si f : X -> Y est une application bijective continue entre espaces topologiques, est-elle un homéomorphisme ?
    R3 : Non. Je cherche un contre-exemple. Je dis x3 sur R, puis je me reprends tout de suite en disant que la réciproque sera continue, mais on aura un problème de dérivabilité en 0 (a posteriori on ne peut pas trouver de contre-exemple dans R par théorème de bijection continue). Je cherche un peu.
    Je dis si on prend une fonction de R dans R2 (immédiatement le jury dit oui), je fais le dessin d’une boucle et cela leur suffisait.
    Q3.5) Que doit vérifier un homéomorphisme en terme d’ouverts ?
    R3.5 : f^{-1}(O) est ouvert (c’est la continuité) et f(O) est ouvert. Là le membre du jury a commencé à me parler de boules - je n’ai pas trop compris ce qu’il voulait dire - j’ai dit que les boules engendraient les ouverts et il avait l’air content.
    Q4) Avez-vous des applications de l’exponentielle matricielle ?
    R4 : Systèmes différentiels linéaires ! Les solutions s’expriment avec l’exponentielle.
    Q5) Pourquoi l’inverse matriciel est continu ? (J’ai oublié la formulation exacte mais ils voulaient une réponse courte.)
    R5 : D’après la formule de la comatrice, elle a une expression polynômiale.
    Q6) Vous dites que l’exponentielle matricielle est continue car la série est normalement convergente. Pouvez-vous préciser/expliquer ?
    R6 : On pose f_k : M -> (M^k)/k!, qui est continue. On se place sur une boule fermée de M_n(R), de sorte que f_k y soit bornée. La série des normes infinies converge, en prenant une norme d’algèbre (pourquoi il faut une norme d’algèbre ? pour avoir ∥M^k∥ <= ∥M∥^k), donc CVN donc CVU donc l’exponentielle est continue.

    Sur le plan : Q7) Avez-vous une application de la signature d’une forme quadratique ? Je ne savais pas trop. Le membre du jury me dit : cela permet de classifier les quadriques. Faites-le.
    R7 : Je transpire à grosses gouttes. On le fait en dimension 3. Pour la signature (3,0), j’écrisx^2+y^2+z^2 = 0. Il me dit immédiatement "pardon c’est x^2+y^2+z^2 = C, voire C = 1, j’aurais du préciser". En effet a posteriori c’était pas très malin de ma part... On cherche donc x2 + y2 + z2 = 1. Je dis que ce sera des surfaces, j’essaie de faire un dessin en regardant la trace dans un plan z constant. C’est un cercle. Je dessine un paraboloïde. Il me demande si l’ensemble est compact. Ah oui il sera fermé borné, en fait ce sera une sphère. Puis pour la signature (2,1), c’est bien un paraboloïde. Pour la signature (1,2), je dis que ce sera peut-être un dessin similaire car on change les rôles de x, y, z, il me dit de le faire quand même. Puis il me dit rapidement que ce sera les formes des centrales nucléaires.
    Q7.5) Avez-vous une interprétation géométrique de la signature (j’avais mis dans le plan que la signature était entièrement déterminée par la forme quadratique) ? Par exemple en terme de dimension de certains sev.
    R7.5 : Oui r est la dimension maximale d’un sev sur lequel q est définie positive.
    Q8) J’avais mis trois items à la suite dans le plan : d’abord un lemme qui dit que si une forme quadratique q restreinte à F sev était définie, alors E est la somme directe de F et l'orthogonal de F. Puis le critère de Sylvester : M symétrique réelle est définie positive ssi ses mineurs principaux sont de déterminant > 0. Enfin en corollaire le fait que S_n^{++}(R) était ouvert dans S_n(R) (cf Gourdon pour les preuves). Une membre du jury me demande de prouver le corollaire à partir du critère de Sylvester.
    R8 : Grâce au critère de Sylvester, on écrit S_n^{++}(R) comme intersection finie d’ouverts de S_n(R), car le déterminant (et la restriction à un mineur) est continu.
    Q9) J’avais mis un lemme juste avant le théorème spectral, qui dit que si F est stable par u autoadjoint, alors l'orthogonal de F est stable aussi. La même examinatrice me demande quel est le lien entre ce lemme et le théorème spectral.
    R9 : Le lemme permet de prouver le théorème spectral. On trouve d’abord un premier vecteur propre à u, puis on regarde l’hyperplan orthogonal de u. Il est stable par u, et l’induit est toujours auto-adjoint : on conclut par récurrence.

    Autres questions : Q10) Est-ce que exp(AB) = exp(BA) ? Et si on regarde la trace ?
    R10 : Non. Déjà rien n’assure que AB = BA. Pour la trace, je commence à écrire des calculs, puis je me rends compte que c’est plutôt le déterminant qui est conservé (on a det(exp(M)) = e^Tr(M)). Le jury me dit "oui c’est toujours compliqué ce genre de chose". Je réponds que si A et B commutent, on a exp(A + B) = exp(A) exp(B).
    Q11) Comment calculeriez-vous l’exponentielle d’une matrice quelconque ?
    R11 : On pourrait calculer la somme tronquée pour avoir une approximation (je me croyais encore en option B ou quoi ?) En général on va chercher à réduire la matrice et utiliser Q1, par exemple si M est dz, il suffit de calculer une matrice de passage pour avoir très simplement exp(M).
    Q11.5) Si M a une décomposition de Dunford par exemple ?
    R11.5 : Si M = D + N avec D dz et N nilpo qui commutent, alors exp(M) = exp(D) exp(N) (car elles commutent !). exp(D) c’est facile grâce à Q11, et exp(N) c’est une somme finie qui s’arrête à l’indice de nilpotence de N .
    Q12) Faites l’algorithme de Gauss sur q(x,y,z) = xz+yz.
    R12 : Je dis qu’on va chercher à écrire q sous forme de carrés de formes linéaires indépendantes. Je galère un peu. J’écris l’identité XY = [(X+Y)^2 - (X-Y)^2]/4. Si on l’applique directement c’est pas super car après on va avoir 4 formes linéaires, donc pas possibles qu’elles soient indépendantes.
    L’examinatrice me dit d’essayer d’écrire q différemment. Ah oui q(x,y,z) = (x+y)z donc c’est bon.
    Q12.5) Quelle est la signature ? Est-elle positive/négative, définie ?
    R12.5 : C’est (1,1). Aucun des 4, je décris les signatures dans chaque cas.
    Q13) Vous avez pris deux points de vue pour les matrices symétriques : l’un via les endomorphismes autoadjoints, et l’autre via les formes quadratiques. Peut-on passer de l’un à l’autre sans passer par les matrices symétriques ?
    R13 : Si u autoadjoint, alors q(x) = est une forme quadratique. Si q est une forme quadratique,... je m’embrouille un peu en essayant de retrouver une identité de polarisation (sans succès malheureusement). L’examinatrice me dit qu’on aimerait quelque chose de canonique (car si on passe par les matrices, il faut fixer une base à un moment). Je me reprends, soit q quadratique sur E un R-ev sans structure euclidienne. On rajoute le produit scalaire φ(x, y) (forme polaire de q). Il faut donc que q soit définie positive pour que ce soit bien un produit scalaire (je crois que c’est ce qu’elle attendait, elle a dit oui quand j’ai donné la condition définie positive). L’endomorphisme autoadjoint associé est l’identité j’ai l’impression.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Très très aimables. Ils ont rappelé les modalités de l'épreuve. En particulier, on a le droit au plan pendant toute l'épreuve (même pendant le développement) et au brouillon uniquement pendant la défense.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Oui

  • Note obtenue :

    18.75


2025 : Leçon 157 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.


2024 : Leçon 157 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.

  • Leçon choisie :

    157 : Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.

  • Autre leçon :

    106 : Groupe linéaire d'un espace vectoriel de dimension finie E, sous-groupes de GL(E). Applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    L'exponentielle induit un homéomorphisme entre Sn(R) et Sn(R)++

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Assez déçu du tirage, je tombe sur deux leçons que j'ai préparé mais loin de mes sujets de prédilections.

    J’ai essayé de faire ma leçon rapidement parce que je sais que la méthode de gradient est assez longue donc je voulais bien l’avoir en tête, j’ai pas été trop ambitieux sur le plan, je me suis cantonné au minimum.

    Le jury me demande l’autre développement au final, celui que j’avais déjà présenté l’année dernière. A la suite du dev, on me demande de définir l’exponentielle de matrice, je crois que je l'ai pas trop fait proprement malheureusement, aussi de préciser mon polynôme interpolateur que j'utilise dans la preuve, et d'expliquer pourquoi la norme 2 dans le cas des matrices symétriques donne le rayon spectral. Aussi, on me demande pourquoi $A↦A−1$ est continue (il faut passer par la formule avec la comatrice) et pourquoi $\exp(PAP^{-1})=P\exp(A)P^{-1}$ (Argument de continuité).

    Puis on passe rapidement au plan, on me demande si en plus de la somme directe entre les matrices symétriques et antisymétriques, il n’y a pas autre chose d’un point de vue euclidien. Donc on a regardé la forme Trace et en fait les deux espaces sont orthogonaux.

    Ensuite, par rapport au théorème spectral, on me demande pourquoi les espaces propres d'une matrice symétrique sont orthogonaux , je m’exécute. Enfin, on m’interroge sur une proposition de mon plan qui dit $S_n^{++}(\mathbb{R})$ est ouvert dans $M_n(\mathbb{R})$ (J'ai mal dû lire ce qui était écrit dans le Rombaldi), finalement ils m’ont dit que c’était plutôt ouvert dans $S_n(\mathbb{R})$ et l’oral s’est arrêté là.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Pas de réponse fournie.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Pas de réponse fournie.

  • Note obtenue :

    Pas de réponse fournie.


2022 : Leçon 158 - Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.

  • Leçon choisie :

    158 : Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.

  • Autre leçon :

    108 : Exemples de parties génératrices d'un groupe. Applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Indicateur de Frobenius-Schur

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Au début, des questions sur le développement : quelques rectifications mineures (oubli de lettres, mauvais mot, etc), puis on me demande à quoi tout cela sert. Je leur parle du cas où on a des actions réelles, ça donne des identités ; je dis aussi que ça peut permettre de distinguer deux groupes (il me demande un exemple : le groupe diédral a une représentation irréductible réelle de degré 2, alors que celle des quaternions n’est pas réalisable sur les réels).
    Pour les questions :
    — Calculer le rang de $^tAA$ ; pourquoi $\ker(^t AA)= ker(A)$ ?
    — Donner une matrice symétrique complexe non diagonalisable (j’ai un peu eu du mal mais j’ai trouvé après des indications)
    — Combien d’orbites pour la congruence sur les matrices symétriques réelles ? (réponse : $n(n+1)/2 +n+ 1$)
    — Est-ce que $\mathcal S^{+}_{n}(\mathbf R)$ a une structure algébrique ? Et $\mathcal S^{++}_{n}(\mathbf R)$?
    — Montrer que $\text O_n(\mathbf R)$ est un sous-groupe compact maximal de $\text{GL}_n(\mathbf R)$ (celui-là j’ai un peu galéré ; cf Caldero-Germoni pour détails)— J’ai parlé de réduction simultanée de deux formes quadratiques, mais ils ne l’avaient pas vu dans mon plan : ils m’ont demandé ce que c’était.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Il était à l'écoute, et pouvait aider au besoin.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Je me suis moi-même surpris au temps sur le développement.

  • Note obtenue :

    18.25


Références utilisées dans les versions de cette leçon :

Algèbre , Gourdon (utilisée dans 374 versions au total)
Mathématiques pour l'agrégation: Algèbre et géométrie, Jean Etienne Rombaldi (utilisée dans 710 versions au total)
Analyse matricielle , Rombaldi (utilisée dans 32 versions au total)
Objectif Agrégation, Beck, Malick, Peyré (utilisée dans 329 versions au total)
Algèbre et probabilités, Gourdon (utilisée dans 143 versions au total)
Mathématiques Tout-en-un pour la Licence 1, Jean-Pierre Ramis et André Warusfel (utilisée dans 19 versions au total)
Mathématiques, Tout-en-un pour la licence 2, Jean-Pierre Rami (utilisée dans 1 versions au total)
Algèbre linéaire , Grifone (utilisée dans 155 versions au total)
Algèbre linéaire réduction des endomorphismes, R. Mansuy, R. Mneimné (utilisée dans 84 versions au total)
Petit guide de calcul différentiel , Rouvière (utilisée dans 289 versions au total)
Introduction à l'analyse numérique matricielle et à l'optimisation , Ciarlet (utilisée dans 68 versions au total)
Oraux X-ENS Algèbre 3 , Francinou, Gianella, Nicolas (utilisée dans 80 versions au total)
Nouvelles histoires hédonistes de groupes et géométries, P. Caldero, J. Germoni (utilisée dans 76 versions au total)
Probabilités et statistiques pour l'épreuvre de modélisation à l'agrégation de mathématiques, Chabanol, Ruch (utilisée dans 75 versions au total)
Analyse , Gourdon (utilisée dans 742 versions au total)
Algèbre linéaire numérique, Allaire (utilisée dans 25 versions au total)
L'oral à l'agrégation de mathématiques - Une sélection de développements , Isenmann, Pecatte (utilisée dans 191 versions au total)
Carnet de voyage en Algébrie, Philippe Caldero, Marie Peronnier (utilisée dans 154 versions au total)
Histoires hédonistes de groupes et géométries, Tome 1, Caldero, Germoni (utilisée dans 123 versions au total)
Thèmes de Géométrie, Alessandri (utilisée dans 8 versions au total)
Algèbre linéaire numérique., Allaire, Grégoire & Kaber, Sidi Mahmoud (utilisée dans 9 versions au total)
Cours d'algèbre , Perrin (utilisée dans 523 versions au total)
Analyse numérique et optimisation : une introduction à la modélisation mathématique et à la simulation numérique, Allaire (utilisée dans 35 versions au total)
Analyse pour l'agrégation de mathématiques, 40 développements, Julien Bernis et Laurent Bernis (utilisée dans 170 versions au total)
Matrices , Serre (utilisée dans 10 versions au total)