(2023 : 156 - Exponentielle de matrices. Applications.)
Bien que ce ne soit pas une leçon d'analyse, il faut savoir justifier précisément la convergence de la série exponentielle.
Les questions de surjectivité ou d'injectivité doivent être abordées en distinguant les cas réel et complexe. Il est souhaitable de connaître l'image par exponentielle de certains sous-ensembles de matrices (ensemble des matrices symétriques, hermitiennes, ou antisymétriques).
La décomposition de Dunford multiplicative (décomposition de Jordan) de $\exp(A)$ trouve toute son utilité dans cette leçon. L'exponentielle en lien avec la décomposition polaire peut s'avérer utile dans l'étude de sous-groupes du groupe linéaire. L'étude du logarithme (quand il est défini) peut être menée dans cette leçon.
Les applications aux équations différentielles méritent d'être présentées sans toutefois constituer l'essentiel de la leçon. On pourra par exemple faire le lien entre réduction et comportement asymptotique, mais le jury déconseille aux candidates et candidats de proposer ce thème dans un développement de cette leçon, sauf à avoir bien compris comment les apports algébriques permettent ici de simplifier les conclusions analytiques.
Pour aller plus loin, les candidates et candidats peuvent s'aventurer vers les sous-groupes à un paramètre du groupe linéaire (on peut alors voir si ces sous-groupes constituent des sous-variétés fermées de $GL_n(\mathbb{R})$ ou vers les algèbres de Lie.
102 : Groupe des nombres complexes de module 1 . Sous-groupes des racines de l'unité. Applications.
Pas de réponse fournie.
Pas de réponse fournie.
1. Pouvez-vous justifier que O(p,q) est stable par transposition?
2. Pouvez-vous justifier que l’exp de la transposée c’est la transposé de l’exp?
3. Pouvez-vous ré-expliquer pourquoi on a L ∩ S (R) ≃ O(p, q) ∩ S++(R)?
4. Justifiez que p = 0 ssi O(p,q) est compact.
5. Vous utilisez que l’exponentielle réalise un homéomorphisme, sauriez-vous justifier la surjectivité ?
6. Toujours dans cet homéomorphisme, comment prouver la continuité de la réciproque ?
7. En lien avec votre dev, que peut on dire de H tel que, ∀t ∈ R, exp(tH) ∈ O(p, q) ?
8.Pouvez-vous justifier que exp(A) ∈ K[A]?
9. Et alors, en utilisant cela, auriez-vous un moyen de calculer une exponentielle matricielle pour une matrice
diagonalisable sans avoir à calculer des matrices de changement de base?
10. Un petit calcul ; pouvez-vous calculer exp ([a b] [b a]) ?
Jury composé de 2 hommes et 1 femme, vraiment sympathique et bienveillant, souriant, la femme acquiesçait la plupart du temps, me donnait des indications si besoin.
On a 15 min de latence entre le moment où on doit poser les stylos et le moment où on passe devant le jury.
13.75
102 : Groupe des nombres complexes de module 1. Sous-groupes des racines de l’unité. Applications.
L'exponentielle induit un homéomorphisme entre Sn(R) et Sn(R)++
Pas de réponse fournie.
Pas de réponse fournie.
Q - Pourquoi exp(A) est un polynôme en A ?
R : car R[A] est un sous espace de Mn(R) qui est de dimension finie donc à son tour il est de dimension finie puis fermé, et l'exp est une limite de suite de matrices de R[A] qui converge.
Q - Vous précisez que vous prenez - dans le dév - un polynôme interpolateur de Lagrange, mais si vos valeurs propres ne sont pas toutes distinctes, comment vous le définiriez ? (je n'avais pas abordé la question des multiplicités dans mon dév)
R : *bégaiement* [...] Euh bah si il y a plusieurs des valeurs propres avec multiplicité >1 alors mon polynôme interpolateur aura un degré plus petit.
Q - Vous avez dit à la fin 'A_k est une suite d'un compact de Mn(R) qui a une unique valeur d'adhérence donc elle converge' mais de quel compact parlez vous ?
R : *quelques embrouilles avec la question et mon esprit* Je prends l'ensemble des matrices dont le rayon spectral en inférieur au majorant que j'avais introduit.
Q - Vous avez dit qu'il était simple de calculer l'exponentielle d'une matrice diagonalisable, est-ce que c'est vrai ?
R : Bah il suffit de trouver les valeurs propres, puis des vecteurs propres associés, on diagonalise et on calcule avec la formule.
Q - Si je prends [[1,2,3],[2,3,4],[3,4,5]] par exemple ? [...] Déjà pourquoi elle est diagonalisable ?
R : *heu qjknqdsùdk"
Q - elle est symétrique
R : Ok je vois, bon alors trouver les valeurs propres puis des vecteurs propres peut être long donc il aurait fallu dire que c'est facile si on possède déjà des vecteurs propres.
Q - D'ailleurs on aurait pas forcément besoin de valeurs propres (ou vecteurs propres je sais plus..) n'y aurait-il pas plus simple avec les projecteurs spectraux ?
R : Si on a le polynôme caractéristique, on pourrait regarder la décomposition en éléments simples de la fraction 1 / Ki(A) et [...]
Q - Il y a peut-être plus simple, prenez [...]
S'en suit un long dialogue avec 2 membres où j'étais vraiment perdu à cause des notations + du stress de la position de l'interrogé, je n'ai pas réussi à conclure et on est passé à autre chose. Le but étant de trouver une expression des projecteurs sur les sev propres parallèlement aux autres.
Q - Est-ce que exp : Mn(R) dans Gln(R) est surjective ?
R : Non car déjà en dimension 1 l'exp est à valeurs stt positive.
Q - Et en dimension 2 ?
R : Si je prend la diagonale [-1 , 1 ] son déterminant est stt négatif or det(exp(A))=exp(tr(A)) > 0 donc c'est pas possible.
Q - Ok alors est-ce que les matrices de Gln(R) de déterminant strictement positif sont toutes atteintes ?
R : Je ne pense pas... (j'ai sorti la matrice du rapport de jury diag(-1,-1) mais manque de bol cette matrice était atteinte). J'ai précisé à l'oral que j'avais une idée d'un antécédent pour cette matrice puis un membre du jury m'a demandé de développer.
J'ai essayé de me souvenir du Rombaldi où on avait la réponse mais la réponse que j'ai donné n'était pas complètement juste, au final on m'a fait calculer l'exponentielle de la matrice [[0,-a],[a,0]] pour m'aiguiller, puis de manière assez naturelle (sauf erreur de calculs et aide de meilleurs notations) je suis arrivé sur le résultat de [[cos(a), -sin(a)],[sin(a),cos(a)]] et j'en ai déduit un antécédent.
Q - Pouvez-vous nous donner une matrice de Gln(R)+ non atteinte ?
R : Je ne sais pas
Q - Prenez diag(-1,-2), que pouvez-vous dire ?
R : Déjà si elle a un antécédent alors cet antécédent n'est pas diagonalisable sinon l'exp de ses valeurs propres serait > 0
Q - Oui c'est vrai, que peut-on conclure alors ?
R : (là j'ai beaucoup galéré alors que la réponse était écrit dans mon plan : exp(A) est diagonalisable SSI A est diagonalisable, mais finalement je n'ai pas su répondre dans le temps imparti, je me suis pas mal embrouillé avec ce qu'ils m'ont dit)
Fin de l'oral.
Très sympathique, je n'ai pas senti d'agacement même après m'être embrouillé sur des choses simples. C'était vraiment un dialogue tout du long avec les membres du jury qui aidé dès que je bloquais/ ne savais pas.
Pas vraiment de surprise sur le déroulement, j'avais un plan assez court (25 objets) mais qui - je trouvais - traitait le sujet convenablement.
Pas de réponse fournie.